Ce que je veux pour Ajaccio

Je veux pour Ajaccio une ville qui se relève, une ville qui se tient debout, une ville qui n’a plus honte d’elle-même ni de ce qu’elle est. Je veux une ville qui regarde son peuple dans les yeux et qui lui dit la vérité, sans détour, sans masque, sans ces discours technocratiques qui ne servent qu’à cacher l’impuissance de ceux qui nous gouvernent depuis trop longtemps. Ajaccio n’est pas une ville ordinaire. Elle a vu naître Napoléon Bonaparte, elle a porté la voix de Tino Rossi, et cela nous oblige.

Je veux pour Ajaccio une ville qui protège les siens. Une ville où les honnêtes gens ne s’adaptent plus à la peur, où les familles peuvent sortir le soir sans réfléchir, où les anciens ne baissent plus les yeux. La sécurité n’est pas une option, elle est le premier droit du peuple. Et ce droit, il doit être garanti, pleinement, fermement, sans faiblesse ni excuses.

Je veux pour Ajaccio une ville propre, digne, respectée. Parce que la saleté n’est jamais neutre. Elle est le signe d’un abandon, d’un renoncement, d’une perte de respect. Une ville qui s’abandonne dans ses rues finit toujours par s’abandonner dans ses principes. Je refuse cela. Je veux que chaque quartier, chaque rue, chaque place soit entretenue comme si elle appartenait à une seule et même famille : la nôtre.

Je veux pour Ajaccio une ville qui travaille, une ville qui produit, une ville qui crée. Trop longtemps, on a enfermé notre peuple dans la dépendance, dans les aides, dans les promesses jamais tenues. Moi, je crois au travail. Je crois à la dignité qu’il procure. Je crois à ceux qui se lèvent tôt, qui prennent des risques, qui bâtissent, qui transmettent. Ce sont eux qui font vivre Ajaccio, pas les discours creux ni les systèmes qui entretiennent l’immobilisme.

Je veux pour Ajaccio une ville pour les familles, parce que tout commence par là. Une ville où les enfants grandissent avec des repères, avec une exigence, avec une fierté. Une ville où l’on transmet quelque chose, où l’on ne s’excuse pas d’éduquer, où l’on ne renonce pas à former des hommes et des femmes solides. Une ville qui protège ses enfants protège son avenir.

Je veux pour Ajaccio une ville fidèle à son identité. Pas une identité figée, pas une identité de folklore, mais une identité vivante, assumée, transmise. Être Ajaccien, être Corse, ce n’est pas une étiquette que l’on exhibe, c’est une manière d’être au monde. C’est une mémoire, une langue, des silences, des fidélités. Et cela, personne ne doit nous le retirer, ni l’édulcorer, ni le transformer pour plaire à ceux qui ne nous comprennent pas. C’est cette même identité qui a fait naître des destins hors du commun, des hommes et des voix qui ont porté Ajaccio bien au-delà de ses rivages.

Je veux pour Ajaccio une ville qui respecte ses anciens, parce qu’ils sont la mémoire vivante de ce que nous sommes. Une société qui abandonne ses anciens est une société qui se condamne. Je refuse cette logique froide et comptable qui ne voit en eux qu’un coût. Ils sont notre histoire, notre équilibre, notre conscience.

Je veux pour Ajaccio une ville qui décide pour elle-même, qui ne subit plus. Trop souvent, on a laissé d’autres choisir à notre place, imposer des projets, dessiner notre avenir sans nous. Cela doit cesser. Ajaccio doit redevenir maîtresse de son destin, avec lucidité, avec courage, avec cette force tranquille qui appartient aux peuples qui savent d’où ils viennent.

Je veux pour Ajaccio une ville juste avec l’argent de ses habitants. L’argent public n’est pas un outil de confort pour les élus, ni un moyen d’acheter la paix sociale. Il doit être respecté, utilisé avec rigueur, consacré à ce qui est nécessaire, utile, concret. Chaque euro dépensé doit avoir un sens. Chaque décision doit être assumée.

Je veux pour Ajaccio une ville qui écoute son peuple, réellement, profondément, sincèrement. Pas une écoute de façade, pas des consultations pour la forme, mais une relation directe, honnête, exigeante. Le peuple n’est pas un problème à gérer, c’est une force à entendre.

Je veux pour Ajaccio une ville fière. Fière de ce qu’elle est, fière de son histoire, fière de ses habitants. Une ville qui ne se courbe plus, qui ne s’excuse plus d’exister, qui ne se laisse plus dicter ce qu’elle doit être. La fierté n’est pas un mot creux, c’est une condition pour avancer. Être digne de Napoléon Bonaparte, être digne de Tino Rossi, ce n’est pas les célébrer, c’est se montrer à la hauteur de ce qu’ils ont incarné : l’ambition, le caractère, et l’attachement à cette terre.

Ce que je veux pour Ajaccio, au fond, est simple. Je veux une ville qui ressemble à son peuple. Une ville de caractère, de fidélité, de travail, de solidarité réelle, pas de slogans. Une ville où l’on se reconnaît, où l’on se respecte, où l’on se retrouve.

Je ne parle pas ici en technicien. Je parle en homme de cette terre. Et ce que je propose, ce n’est pas un programme de plus. C’est un engagement. Un engagement à rendre à Ajaccio ce qui lui appartient : sa dignité, sa force, et son avenir.

Maître Alexandre-Guillaume Tollinchi

Ce que je veux pour Ajaccio