On nous parle d’institutions, mais le peuple corse, lui, parle de dignité. On nous promet des statuts, mais on oublie l’essentiel : vivre, travailler, transmettre ici. Depuis trop longtemps, Paris décide sans comprendre, et certains ici parlent sans construire. La Corse n’est ni un laboratoire ni un champ de bataille politique. Elle est une terre vivante, avec un peuple qui veut être respecté. Notre combat : rendre à la Corse la maîtrise de son destin, dans la force et dans l’unité.

Depuis plus de dix ans, la majorité nationaliste au pouvoir à l’Assemblée de Corse n’est pas parvenue, pour des raisons diverses, à faire ce qu’elle avait promis aux Corses de faire. Si l’Etat a sa part de responsabilité, le pouvoir simeoniste aussi. Nous voulons ouvrir un débat institutionnel clair, sans tabou ni illusion. La Corse a besoin de responsabilités réelles, pas de symboles creux. Nous proposons une évolution institutionnelle fondée sur l’efficacité et l’enracinement. La décision publique doit être rapprochée du terrain. Les élus locaux doivent disposer de marges d’action adaptées aux réalités insulaires. Mais cette autonomie d’action doit s’exercer dans le cadre de l’unité nationale. Nous refusons toute logique de rupture ou de confrontation. La Corse n’a pas besoin de division, mais de stabilité. Nous voulons une organisation qui protège son identité tout en garantissant son avenir. La langue corse doit être valorisée, transmise et soutenue. Elle est un héritage, pas un outil d’exclusion. Nous défendons une culture vivante, ouverte et assumée. Les compétences économiques doivent être renforcées localement. La Corse doit pouvoir agir sur son développement, son foncier, et ses infrastructures. Mais avec des règles claires pour éviter les dérives et les injustices. Nous voulons une démocratie plus directe, plus transparente, plus responsable. Les Corses doivent être consultés sur les grandes orientations. Enfin, nous affirmons une ligne simple : Ni abandon, ni rupture — mais une Corse forte dans une France forte.
tricolore

L'essentiel

Nous proposons une évolution institutionnelle pragmatique, enracinée et responsable. Plus de pouvoir local, sans rupture nationale. Une Corse respectée, protégée et tournée vers l’avenir.
Oui, à une autonomie d’action, concrète et encadrée, qui permet d’agir efficacement sans remettre en cause l’unité nationale.e, enracinée et responsable. Plus de pouvoir local, sans rupture nationale. Une Corse respectée, protégée et tournée vers l’avenir. Parler de contenant ne suffit pas ; il faut parler de contenu !

L’indépendance, aujourd’hui, fragiliserait la Corse économiquement, socialement et stratégiquement.

Une place essentielle dans la transmission et la culture, encouragée fortement, mais sans contrainte ni exclusion.
En donnant plus de responsabilités aux élus corses, en simplifiant les structures et en renforçant la consultation directe des citoyens. Dans le même temps, l’Etat doit nous aider à mettre fin aux pratiques clientélistes et alimentaires, ce qui implique un contrôle de légalité renforcé.
Je suis clairement opposé aux collectifs anti-mafia, sur la méthode, parce qu’il s’agit tout simplement d’une dynamique négative et irresponsable. On jette l’opprobre sur des familles, sur des entreprises. On jette aux chiens des noms et l’honneur de femmes et d’hommes. C’est dangereux. On salit aussi l’image de la Corse, qui n’a pas besoin de cela. La dénonciation n’est pas un projet. Si la Corse voit se développer des comportements criminels, il faut réagir en offrant au peuple corse un projet pour horizon, pas la matraque et la dénonciation sur la place publique. Nous ne sommes plus au temps de la Terreur !